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14. AUG. 2001, "La Liberté", par Daniel Fattore

Gruérienne d'origine, Rachel Kolly pratique le violon depuis l'âge de cinq ans. Lauréate du Prix Kiefer Hablitzel, elle joue ce soir Eugène Ysaÿe.

Rachelarticlemenuhin

Lausannoise ou Fribourgeoise, Rachel Kolly? "Gruèrienne", tranche-t-elle. Certes, elle a passé les 20 ans dans sa vie dans le chef-lieu vaudois Mais elle se souvient d'expressions patoisantes entendues chez ses grands parents à La Roche. Lauréate 2000 du prix d'étude Kiefer Hablitzel, elle donnera ce soir un concert en l'église de Lauenen (BE), dans le cadre du Festival Menuhin

Paganini par coeur
A l'âge de trois ans, le désir de jouer du violon s'est manifesté en elle, impérieux. A cinq ans et demi, la musicienne reçoit son premier violon. "J'en ai rêvé toute ma vie", devait-elle déclarer ce jour-là. Au début, elle dormait avec son instrument: "une vraie passion de petit" commente-t-elle.
C'est avec son entrée au Conservatoire de Lausanne, à l'âge de 10 ans, que les choses sérieuses commencent. "Avant, je préférais jouer dans le jardin, faire le garçon manqué", se souvient Rachel Kolly. Ses efforts sont récompensés en 1994 par le premier Prix des Jeunesses musicales suisses. Le jeu du violon lui semble évident: "si c'est aussi facile d'être bon, alors allons-y!".
Depuis, Rachel Kolly répète au rythme soutenu qu'exige la découverte du répertoire. Igor Ozim, son professeur à la Hochschule de Berne, lui demande d'apprendre de grandes pièces et des caprices de Paganini. La jeune interprète est fière de travailler avec ce violoniste slovène, héritier musical direct de Josef Joachim. (read more? ... coming soon!)

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