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- 26 JUN. 2008, "24 week end", C. Jaquiéry "violon cosmique"


L'AIR DE RACHEL KOLLY D'ALBA


2008-06-27@22.37.44


Violon cosmique Festival de La cité

"J'aime pouvoir communiquer ma passion!" En jouant au milieu de la foule, Rachel Kolly d'Alba espère partager son amour fou du violon. A 26 ans, la jeune femme compte parmi les meilleurs violonistes de Suisse. Elle a eu le coup de foudre pour un petit violon à l'âge de 2 ans et n'a eu de cesse d'obtenir de ses parents le droit de l'apprendre. C'est chose faite pour ses 5 ans. Elle remporte son premier prix à 12 ans et, à la même époque joue en soliste avec un orchestre, séduisant le public par sa fougue. En suivant son violon, elle décide d'entrer à la haute école de musique de Berne où elle obtient son diplôme de soliste. Depuis, Rachel parcourt le monde et se produit avec des ensembles aussi variés que l'Orchestre symphonique de Berne, l'Orchestre de la Suisse italienne ou le Jenaer Orchester. Et alors que la plupart des orchestres du pays reclament des instrumentistes des pays de l'Est, elle est l'invitée de l'Orchestre national de Lituanie. Desormais épouse et maman, la musicienne mène sa vie tambour battant, rêvant d'une carrière internationale haut de gamme, tout en espérant faire apprécier la musique classique au plus grand nombre, particulièrement aux gens de sa génération.

Ysaÿe en virtuose

"Pour le Festival de la Cité, je vais jouer l'intégrale des six sonates pour violon seul d'Eugène Ysaÿe. Je pense que cela n'a jamais été fait en Suisse par une femme." Volubile et enthousiaste, la jeune femme rappelle que depuis Paganini, aucune oeuvre n'a été aussi exigeante. Redoutables techniquement, ces six sonates sont une vraie consécration. "Pour cette année, j'ai comme objectif de repousser mes limites. J'ai choisi des pièces difficiles et j'en joue un très grand nombre. Je me lance en fait dans une sorte de marathon".

Chacune des sonates d'Ysaÿe est dédiée à un virtuose de l'époque (début du XXe siècle). "Ce sont des oeuvres visionnaires. La synthèse parfaite entre bach, Debussy et Ravel. Une merveille!"
Rien de feutré chez la flamboyante violoniste franco-suisse installée à Montreux, qui se réjouit de faire mieux connaître l'oeuvre du compositeur belge. "Pour chaque sonate, j'aimerais prendre le temps d'expliquer le contexte qui a marqué sa création."

Henri-Charles Tauxe, écrivain et philosophe, a pu entendre Rachel Kolly d'Alba interpreter les six sonates. Ce fut selon lui un moment d'exception. "Elle nous a emmenés aux confins du télluro-cosmique. Nous cheminons dans un univers de beauté, de grandeur, nous sommes imprégnés d'échos galactiques, des émotions nous libèrent de la pesanteur...
Elégante et raffinée, la jeune femme se présentera à la Cité dans toute sa splendeur. "J'aimerais montrer que nous ne sommes pas que des artistes en robe du soir inaccessibles. Je veux sortir la musique classique de son monde et ouvrir la porte à d'autres possibles."

Elle vient de recevoir un Strad', mais Rachel joue toujours avec son Emiliani de 1750

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