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21.
SEP.
2007,
"Swissdisc"
"CE DISQUE EST UNE PASSIONNANTE
DECOUVERTE"
Claude
Debussy, Lili Boulanger, Gabriel Fauré, Maurice Ravel et Eugène
Ysaÿe constituent le magnifique programme que nous proposent la
violoniste Rachel Kolly d’Alba et la pianiste Atena Carte.
Cette récente production, sous le label Artlab, nous emmène sur les
traces de musiciens français et belge – car Eugène Ysaÿe est
du plat pays – de la fin du 19e et début du 20e siècle. Les
deux jeunes interprètes font preuve d’une belle complicité et
ce disque est une passionnante découverte.
C’est avec la Sonate pour violon et piano en sol majeur de
Claude Debussy (1862-1918) que s’ouvre ce disque. Les deux
musiciennes jouent avec subtilité et raffinement cette œuvre
qui fut la dernière composition majeure de Claude Debussy.
C’est en effet en 1917 qu’elle fut créée en la Salle
Gaveau à Paris, moins d’une année avant sa mort. Les deux
œuvres suivantes sont un Nocturne et un Cortège de Lili
Boulanger (1893-1918) dont les deux interprètes restituent à
merveille l’idée de la nuit pour la première pièce et les
aspects presque de «danse folklorique» de la seconde.
Autre pièce majeure du répertoire avec la Sonate pour violon et
piano en La majeur de Gabriel Fauré (1845-1924), un des grands
musiciens du début du 20e siècle. Son œuvre, encore dans une
forme plutôt classique contrairement à Claude Debussy par exemple,
est importante. Dans cette sonate, Rachel Kolly D’Alba et
Atena Carte se jouent de toutes les difficultés qui sont
nombreuses. Nous relèverons particulièrement l’accompagnement
d’Atena Carte qui fait preuve d’une virtuosité
étourdissante dans une œuvre difficile.
Changement d’esprit avec la Rapsodie de concert pour violon
et piano «Tzigane» de Maurice Ravel (1875-1937).
L’œuvre commence par une grande introduction au violon
solo et Rachel Kolly D’Alba donne toute la liberté à cette
partie en forme de «Fantaisie». Le pianiste entre ensuite en scène
et les deux musiciennes dialoguent avec subtilité au travers des
rythmes endiablés et des couleurs chatoyantes de cette œuvre.
Le disque se conclut avec Rêve d’enfant d’Eugène Ysaÿe
(1858–1931), une œuvre dite mineure de ce compositeur -
et interprète brillant et reconnu à son époque - mais qui
n’en reste pas moins fort belle et jouée avec sensibilité par
les deux musiciennes. (...) A découvrir !
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